À Labastide-Saint-Pierre, le Super U s’est agrandi. Le magasin est passé d’environ 1 200 à 2 000 m², et lors du projet d’extension, une idée ancienne s’est concrétisée : intégrer au site une serre aquaponique, visible depuis le rayon fruits et légumes, capable de produire une partie des cultures au plus près des clients.

À Labastide-Saint-Pierre, le Super U s’est agrandi. Le magasin est passé d’environ 1 200 à 2 000 m², et lors du projet d’extension, une idée ancienne s’est concrétisée : intégrer au site une serre aquaponique, visible depuis le rayon fruits et légumes, capable de produire une partie des cultures au plus près des clients.
Ce choix n’est pas arrivé par hasard, ni par mimétisme avec une mode “green”. Il est né d’une tension très locale entre commerce, agriculture, disponibilité des produits et avenir du territoire.
Tout commence il y a sept ans, quand Éric, maraîcher Montalbanais et fournisseur du Super U depuis près d'une décennie, évoque pour la première fois l'aquaponie à Patrice Marchi, le directeur du magasin. L'idée fait son chemin. Et lorsque le projet d’extension du magasin se concrétise, la serre s’impose comme une évidence architecturale, commerciale et territoriale.
Derrière cette vision, une réalité de terrain : selon la Chambre d'agriculture, 25 % des exploitations maraîchères de Tarn-et-Garonne ferment chaque année faute de repreneurs.
Outre les incertitudes sur la relève, les producteurs font face à d’autres réalités inquiétantes : la pression sur l’eau et les pénuries en main-d'œuvre qui rendent certaines cultures de plus en plus difficiles (tomate cerise, sucrine…).
Dans ce contexte, la serre aquaponique n’est pas présentée comme une révolution totale, encore moins comme une baguette magique. Elle est pensée comme un prototype utile et une réponse concrète à un problème de souveraineté alimentaire : un autre moyen de produire localement, de sécuriser certaines cultures, et peut-être de donner envie à de nouvelles générations de regarder l’agriculture autrement.
La serre du Super U vise 2 tonnes de production végétale par an, en cultivant des références que les producteurs locaux ne peuvent plus fournir de manière rentable.

Le principe de l'aquaponie repose sur un équilibre biologique remarquable, combinant aquaculture et hydroponie :
Ce circuit fermé permet d'économiser jusqu'à 90 % d'eau par rapport à une culture en plein champ, et de se passer totalement de pesticides ou d'engrais chimiques.
La qualité de l'eau et notamment son taux d'oxygénation est la clé de voûte du système.

Pour l'installation du système d'oxygénation de cette serre unique dans un supermarché en France, la société AQUARES, bureau d'études spécialisé, a été mandatée par le Super U. AQUARES a apporté toute l’ingénierie : implantation des bassins, logique des réseaux, cahier des charges, choix des équipements, contrôle de la cohérence d’ensemble, puis réglages et accompagnement
Et la gamme Envirotech de BIBUS France a été déployée pour répondre aux exigences clés de la conception technique du système :
Les équipements fournis incluent :
Chaque équipement Envirotech a été sélectionné pour sa précision, sa compacité, sa faible consommation d'énergie et sa sécurité dans un environnement humide et confiné.
Une nouvelle expérience consommateurs
Une baie vitrée relie le magasin à la serre. Les clients du Super U voient pousser les cultures. Ils assistent aux récoltes. Ils commentent les feuilles, les salades, l’évolution des plants. Patrice Marchi raconte ces scènes avec amusement : certains clients suivent la serre presque comme leur propre potager. Et c’est sans doute l’une des forces de cette initiative : elle remet de la visibilité là où la distribution avait, depuis longtemps, éloigné la production du regard du consommateur.
Des résultats commerciaux et médiatiques au rendez-vous
L'inauguration de la serre a généré un engouement sans précédent : parking saturé le jour J, couverture nationale sur TF1, France 2, M6 (qui a ouvert ses JT de 13h et 20h avec le sujet) et Sud Radio. Depuis, le Super U de Labastide-Saint-Pierre reçoit des demandes de visite d'écoles, de professionnels et de collègues du réseau Super U intéressés par la duplication du modèle.

Les premières ventes de produits issus de la serre ont immédiatement séduit les clients. La sucrine aquaponique plus verte, plus fraîche, sans l'emballage plastique de la version espagnole, est plébiscitée pour son goût.
Un modèle exemplaire
L'ambition de Patrice Marchi dépasse largement Labastide-Saint-Pierre. Conçu comme un prototype reproductible, ce modèle pourrait être déployé dans d'autres supermarchés, friches industrielles ou zones périurbaines. Des partenariats sont en cours avec le lycée agricole de Capou à Montauban pour former les futurs agriculteurs à cette aquaponie nouvelle génération.
Chez BIBUS France, nous sommes fiers d'accompagner ce type de projets visionnaires. Ils ont du sens sur les plans écologique, économique et social.
Notre gamme Envirotech est précisément conçue pour répondre aux enjeux techniques les plus exigeants de l'agriculture durable, de la pisciculture et de l'aquaponie à toutes les échelles.
En savoir plus sur notre site Envirotech dédié aux traitements des eaux et process industriels
L’innovation. Ce mot magique qui fait briller les yeux des ingénieurs, bondir les financiers et soupirer les opérateurs qui savent qu’ils vont devoir tout réapprendre. L’innovation est censée nous propulser vers l’avenir, améliorer notre quotidien et, dans l’idéal, ne pas détruire la planète au passage.
Pendant trois jours, plusieurs filiales de BIBUS Group se sont réunies à Chaponnay, aux côtés de nos partenaires SECOH et IVACO, pour un séminaire entièrement dédié à l’environnement et aux solutions innovantes pour le traitement des eaux et les process industriels.